
Regragui après Maroc-Tanzanie : La leçon d’une qualification dans la douleur 🎙️🇲🇦
Walid Regragui livre un cours de management après la victoire étriquée face à la Tanzanie. De la blessure d'Ounahi à la stratégie tactique, le sélectionneur dit tout.
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Regragui après Maroc-Tanzanie : la leçon d’une qualification dans la douleur
Au terme d'un huitième de finale crispant, le Maroc a assuré l'essentiel en validant son billet pour les quarts de finale de la CAN 2025 face à la Tanzanie (1-0). Mais bien au-delà du résultat, la conférence de presse de Walid Regragui a révélé un sélectionneur engagé dans un processus de maturation accélérée de son équipe.
Loin de se satisfaire d'une simple victoire, il a profité de cet exercice pour livrer un véritable cours de management de crise et de pragmatisme tactique, disséquant les failles mentales de son équipe tout en réaffirmant les principes qui devront la guider. L'histoire de ce match, c'est celle d'un groupe apprenant en temps réel à gagner dans la souffrance, une leçon fondamentale pour la suite du tournoi.
🔬 Analyse du Match : une Victoire en Deux Temps
Walid Regragui a d'emblée posé un diagnostic sans concession : le Maroc a joué un match à deux visages, illustrant parfaitement la courbe d'apprentissage de son équipe sous pression. La première mi-temps, un avertissement sans frais ; la seconde, le retour à une maîtrise qui a fini par payer.
Une Première Mi-temps Jugée Insuffisante
Le sélectionneur a dressé un réquisitoire sévère de la prestation de ses joueurs durant les 45 premières minutes, la qualifiant sans détour de "la pire" des huit mi-temps disputées par le Maroc depuis le début de la compétition. Pour lui, cette apathie n'était pas qu'une simple défaillance technique, mais la conséquence directe de deux chocs psychologiques : le "choc" de la blessure d'Azzedine Ounahi la veille et le poids de "l'héritage" historique, ce "fameux 8e de finale" qui fait toujours planer la crainte de "l'accident".
Cette fébrilité mentale s'est traduite sur le terrain par des maux bien identifiés :
- Un niveau de jeu globalement "pas de notre niveau".
- "Beaucoup de déchets techniques" et de "mauvais choix".
- Un manque criant d'intensité, avec "peu de course".
- Un pressing, d'ordinaire une force, devenu un "faux pressing" exécuté "à contre-temps", qui a donné confiance à l'adversaire.
Conséquence directe : le Maroc a concédé "deux ou trois situations" dangereuses qui auraient pu être fatales.
Une Seconde Mi-temps Conforme aux Standards
Le discours à la mi-temps a provoqué le "réveil" attendu. Le Maroc est revenu avec un visage radicalement différent, retrouvant un jeu "plus conforme à nos standards". "On a accéléré", a résumé le coach, expliquant que l'équipe avait imposé un rythme que la Tanzanie n'a "pas pu tenir".
Malgré de nombreuses occasions, le but est venu "au bon moment", scellant une domination sans partage en seconde période : "il n'y a pas eu photo". Si Regragui a regretté un manque d'efficacité qui aurait dû permettre de marquer plus tôt, il retient la capacité de réaction de son groupe. Cette victoire, bien que méritée, fut assombrie par un coup dur extra-sportif, forçant Regragui à repenser non seulement son animation mais aussi sa philosophie de groupe.
🏥 Gestion de l'Effectif : entre Coup Dur et Retours Stratégiques
Cette soudaine vulnérabilité au milieu de terrain a forcé Walid Regragui à non seulement revoir ses options, mais aussi à réitérer sa confiance en la profondeur de son effectif, un atout majeur pour aller au bout d'un tournoi aussi exigeant.
Le Forfait d'Azzedine Ounahi : un "Choc" pour le Groupe
La nouvelle la plus difficile a été la confirmation du forfait d'Azzedine Ounahi pour le reste de la compétition. Le diagnostic est lourd : une "déchirure au molet", réouverture d'une ancienne cicatrice, qui nécessitera "5 à 6 semaines" d'indisponibilité.
Plus qu'une perte technique, Regragui a décrit l'impact de cette nouvelle comme un véritable "choc" pour le groupe. Qualifiant Ounahi de "leader technique" et de "leader dans le vestiaire", il a confié que cette absence donnait un goût "amer" à la qualification, et que les joueurs s'étaient promis de l'emporter pour lui.
La Profondeur du Banc comme Atout Majeur
Face à cette perte, le sélectionneur a immédiatement mis en avant la richesse de son banc. Il a salué la performance de Bilal El Khannouss, qui a parfaitement rempli son rôle après son entrée en jeu. Il a également souligné le retour crucial d’Achraf Hakimi, qui a disputé l’intégralité de la rencontre et va "monter en puissance", tout en mentionnant les retours prochains de cadres comme Romain Saïss et Nayef Aguerd. La philosophie est claire et martelée : "on va avoir besoin de tout le monde pour aller chercher un trophée". Cette gestion d'effectif, dictée par les circonstances, est indissociable de la vision tactique que le sélectionneur entend appliquer pour la suite.
🧠 Vision Tactique et Impératifs pour la Suite
La stratégie de Walid Regragui repose sur un équilibre délicat : prendre des risques offensifs pour déverrouiller des défenses regroupées, tout en acceptant la vulnérabilité que cela engendre. Un pari qui ne peut être gagnant sans une efficacité clinique.
Le Dilemme du Risque et de l'Efficacité
Face au défi tactique désormais classique des "blocs bas" en compétition africaine, Regragui a réitéré sa confiance en sa méthode : imposer un pressing et un rythme si élevés avec un "bloc haut" que l'adversaire finit par céder. Il assume pleinement le risque que cette posture offensive engendre, exposant inévitablement l'équipe à des contre-attaques. "C'est le risque qu'il faut accepter si on veut gagner la CAN", a-t-il affirmé, balayant les critiques passées le jugeant "trop défensif".
Cependant, il a souligné que cette stratégie audacieuse est rendue totalement vaine sans une efficacité redoutable. Les nombreuses occasions manquées (têtes d'Ayoub El Kaabi, situation d'Abde Ezzalzouli, frappes de Bilal El Khannouss) ne sont pas anecdotiques ; elles représentent le talon d'Achille qui pourrait invalider toute son approche dans les matchs couperets. Dans le "très haut niveau", a-t-il prévenu, il n'y aura qu'"une ou deux" occasions. L'équipe "la plus efficace" remportera le trophée. Ce pragmatisme s'est d'ailleurs vu dans les dernières minutes, où l'équipe est revenue dans son bloc pour sécuriser le 1-0 "comme une grande équipe".
🔥 Dimension Mentale et Leçons Historiques
Si la tactique est essentielle, Regragui a insisté sur le fait que la victoire finale se jouerait avant tout dans les têtes. La première mi-temps en fut la parfaite démonstration.
La Force du Discours et les Références Inspirantes
Face à une équipe qui se dirigeait "tout droit" vers l'élimination, le discours du coach à la mi-temps fut un électrochoc nécessaire. Pour illustrer son propos sur la nécessité d'apprendre à souffrir pour gagner, il a convoqué une référence historique puissante : le parcours de l'équipe de France en 1998. Il a rappelé que les Bleus, avant d'être sacrés, avaient frôlé l'élimination, s'imposant sur un but en or contre le Paraguay, aux tirs au but contre l'Italie, et remportant leur demi-finale face à la Croatie grâce à deux buts inattendus de leur arrière droit, Lilian Thuram, "qui n'avait jamais marqué un but de sa vie". Un exemple frappant que des héros inattendus émergent dans la douleur, une leçon que le Maroc doit intégrer pour grandir.
Conclusion et Dédicace
En définitive, le message de Walid Regragui est clair : "on va retenir la qualification". Mais cette qualification a plus de valeur par les leçons qu'elle a offertes que par le score. L'équipe a touché du doigt ses faiblesses mentales avant de montrer sa force de caractère. Le regard est désormais tourné vers les quarts de finale, qui seront d'une "autre intensité".
Le sélectionneur a terminé en remerciant chaleureusement le public, véritable "12e homme", avant de conclure sur une note émouvante. Il a dédié cette victoire à la famille du regretté Ahmed "MJ" Toufa, l'un des derniers champions d'Afrique de la génération 1976, à qui il a adressé ses condoléances. Un hommage qui ancre cette campagne dans l'histoire, avec l'espoir d'en écrire une nouvelle page.
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